Image: "Er kommt nicht mehr zurück..." Il ne reviendra plus... ---> Stich ins Glück
TAGEBUCH DER LUST (le journal du désir)
Partie 8
(TOM)
Inquiet, je m'avance lentement vers lui.
« 'Soir petit, tu sais déjà ce que tu veux? » me demande-t-il.
Il s'appelle Stevens mais tout le monde l'appelle "le Noir". C'est un nègre, ses parents sont arrivés ici d'Afrique du sud. Il continue de me questionner du regard, s'est adossé au mur.
« Quelque chose contre les douleurs » je murmure.
Il sait exactement ce que je veux dire. Il est le seul du quartier à savoir que je me fais sauter pour de l'argent. J'ai même déjà couché avec lui en échange de mes commandes. A vrai dire je ferais n'importe quoi pour économiser de l'argent et faire ça avec lui n'a pas été un obstacle pour moi.
« Qu'est-ce que tu dirais d'un peu d'héroïne? » me demande-t-il dans son dialecte américain. J'acquiesce. Il ouvre sa fermeture éclair et sort trois seringues d'héroïne des poches latérales de sa veste. « Voilà pour toi »
J'attrape vite les seringues et les cache dans les grandes poches de mon pull.
« Alors... Aujourd'hui pas d'argent » dit-il en se retournant. Je hoche la tête et m'apprête à partir mais il me retient par le poignet.
« A tout moment tu peux monter me voir et on oublie l'argent » siffle-t-il et me regarde avec un sale rictus. Il caresse ma joue et s'apprête à m'embrasser.
« Quand je voudrais encore coucher avec toi je viendrais de moi-même. » Je murmure tristement et reste planté devant lui. Il lâche ma main et m'embrasse sur le front. Il retourne ensuite dans son immeuble. J'attrape encore une fois mes poches pour vérifier que mes "remèdes anti-douleur" sont bien là. Je me retourne pour revenir aussi vite que possible auprès de Bill. Je déteste le laisser seul aussi longtemps.
Presque tout le monde ici a un flingue dans la poche. Il est souvent arrivé qu'un noir se fasse tirer dessus sans que personne n'y prête attention. Mais c'est comme ça ici et ça ne changera jamais. C'est la triste réalité des rues de New York...
On me demande:
- si je connais la suite : La suite oui
- combien y a de parties : Alors, je connais la suite, mais pas la fin... Lenchen est toujours en train de l'écrire! Pour l'instant y en a plus de 60...
- combien j'en ai traduits : Plus de 50 pour l'instant...
@ LiguedesAdoratricesDeBill : Non "nègre" n'est pas raciste à la base... Ca l'est devenu avec le temps parce que les hommes déforment les sens mais sinon c'est pas spécialement péjoratif (Ok c'est pas mélioratif non plus mais bon...)
TAGEBUCH DER LUST (le journal du désir)
Partie 8
(TOM)
Inquiet, je m'avance lentement vers lui.
« 'Soir petit, tu sais déjà ce que tu veux? » me demande-t-il.
Il s'appelle Stevens mais tout le monde l'appelle "le Noir". C'est un nègre, ses parents sont arrivés ici d'Afrique du sud. Il continue de me questionner du regard, s'est adossé au mur.
« Quelque chose contre les douleurs » je murmure.
Il sait exactement ce que je veux dire. Il est le seul du quartier à savoir que je me fais sauter pour de l'argent. J'ai même déjà couché avec lui en échange de mes commandes. A vrai dire je ferais n'importe quoi pour économiser de l'argent et faire ça avec lui n'a pas été un obstacle pour moi.
« Qu'est-ce que tu dirais d'un peu d'héroïne? » me demande-t-il dans son dialecte américain. J'acquiesce. Il ouvre sa fermeture éclair et sort trois seringues d'héroïne des poches latérales de sa veste. « Voilà pour toi »
J'attrape vite les seringues et les cache dans les grandes poches de mon pull.
« Alors... Aujourd'hui pas d'argent » dit-il en se retournant. Je hoche la tête et m'apprête à partir mais il me retient par le poignet.
« A tout moment tu peux monter me voir et on oublie l'argent » siffle-t-il et me regarde avec un sale rictus. Il caresse ma joue et s'apprête à m'embrasser.
« Quand je voudrais encore coucher avec toi je viendrais de moi-même. » Je murmure tristement et reste planté devant lui. Il lâche ma main et m'embrasse sur le front. Il retourne ensuite dans son immeuble. J'attrape encore une fois mes poches pour vérifier que mes "remèdes anti-douleur" sont bien là. Je me retourne pour revenir aussi vite que possible auprès de Bill. Je déteste le laisser seul aussi longtemps.
Presque tout le monde ici a un flingue dans la poche. Il est souvent arrivé qu'un noir se fasse tirer dessus sans que personne n'y prête attention. Mais c'est comme ça ici et ça ne changera jamais. C'est la triste réalité des rues de New York...
On me demande:
- si je connais la suite : La suite oui
- combien y a de parties : Alors, je connais la suite, mais pas la fin... Lenchen est toujours en train de l'écrire! Pour l'instant y en a plus de 60...
- combien j'en ai traduits : Plus de 50 pour l'instant...
@ LiguedesAdoratricesDeBill : Non "nègre" n'est pas raciste à la base... Ca l'est devenu avec le temps parce que les hommes déforment les sens mais sinon c'est pas spécialement péjoratif (Ok c'est pas mélioratif non plus mais bon...)


